Kalemie (Tanganyika), 2 juillet 2026

Cinq mille ménages vulnérables — 2 000 dans la zone de santé de Kalemie (8 villages) et 3 000 dans celle de Nyemba (9 villages) — ont bénéficié d’une assistance alimentaire combinant semences maraîchères, intrants agricoles, cash inconditionnel et accompagnement technique, dans la province du Tanganyika à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le lancement officiel de la distribution a eu lieu jeudi à Kalemie, chef-lieu du Tanganyika, avec l’accompagnement des autorités provinciales.
Cet appui s’inscrit dans le projet « Assistance vitale à la production alimentaire d’urgence en faveur des ménages vulnérables dans les zones de santé prioritaires », financé par le Fonds humanitaire de la RDC et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’objectif est précisé par Judicaël Pazou, représentant a.i. de la FAO en RDC : fournir une assistance d’urgence aux ménages les plus vulnérables dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika, à travers la distribution de cash et d’intrants agricoles permettant de produire rapidement leurs propres aliments.

Les bénéficiaires ciblés comprennent les familles déplacées et retournées, celles d’accueil, avec une attention particulière aux femmes enceintes et aux personnes vivant avec un handicap. Le ministre provincial de la Santé, des Affaires sociales et des Actions humanitaires, le Dr Benoît Ma Lumbi Mushiya, a salué une nouvelle thématique introduite dans l’assistance humanitaire aux populations déplacées. Le bilan est positif :
Cette fois-ci, en dehors du cash, il y a une assistance pour ce qui est de la sécurité alimentaire à travers une agriculture de courte durée. D’où l’autoprise en charge. »
Cette initiative s’inscrit dans la logique d’alternatives économiques à la dépendance humanitaire prolongée, en mobilisant les populations autour de la production agricole à cycle court. En finançant des activités de subsistance rapide — légumes, cultures maraîchères — plutôt que de simples transferts d’urgence, la FAO et le Fonds humanitaire cherchent à amorcer un processus d’autonomisation alimentaire dans des zones où les conflits ont durablement fragilisé les circuits de production et d’approvisionnement.
Par A.E