12 août 2026 — CONAPAC

La création d’un guichet unique pour les producteurs agricoles et la révision des frais d’enregistrement et d’immatriculation des sociétés coopératives figurent parmi les principales recommandations formulées par la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (Conapac), à la clôture d’un atelier organisé les 11 et 12 août à Kinshasa. Sa présidente plaide en ces termes :
Nous pensons que nous devons avoir notre propre guichet unique pour que nous puissions développer notre production, l’économie du pays et aussi contribuer au développement économique de notre pays. »
Selon elle, les producteurs doivent aussi se valoriser eux-mêmes en créant des coopératives pour les différentes filières agricoles, à condition que le coût de la démarche ne constitue pas un frein. Elle prévient :
Nous devons aussi nous-mêmes nous valoriser en créant des coopératives pour différentes filières agricoles avec une valeur ajoutée. Mais si aujourd’hui on nous limite rien que par le coût, nous ne saurons pas le faire. »
De son côté, la présidente de la Fédération des paysans producteurs agricoles de Kinshasa a souhaité qu’une loi sur les coopératives soit mise en place avec des mesures d’accompagnement. Elle en détaille l’attente :
Nous sommes en train de chercher à ce que nous ayons aujourd’hui ces mesures d’application, avec un taux applicable à tout le monde et accessible aussi. »
Elle propose un taux de 50 dollars, au lieu des 180 dollars prévus par l’arrêté interministériel n°310 sur les sociétés coopératives, et de 10 à 15 dollars pour la certification ou l’immatriculation.
Lors de la première journée, les participants ont examiné l’arrêté ministériel du 12 octobre 2023 portant modalités d’enregistrement et d’immatriculation des sociétés coopératives au Registre national, ainsi que la proposition de la Conapac qui en découle, dans le but de recueillir les observations des différentes parties prenantes et de favoriser l’adoption du texte par les autorités compétentes.
Le Comité national pour la promotion de l’agriculture familiale, le collège d’experts de la Conapac, ainsi que des représentants des ministères de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire et du Développement rural ont pris une part active à ces travaux, à l’issue desquels une feuille de route a été adoptée pour la poursuite du plaidoyer des producteurs agricoles.
Par G. M