Kindu (Maniema), 4 juillet 2026 — Ministère du Développement rural

Les responsables des sociétés coopératives œuvrant dans le secteur du développement rural ont été invités samedi par le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail, à se rapprocher des coordinations provinciales et du Service national des coopératives et organisations paysannes (SNCOOP) pour s’identifier, s’enregistrer et obtenir leur immatriculation officielle. L’appel est direct :
J’en appelle à tous les responsables des sociétés coopératives œuvrant dans le secteur du développement rural à se rapprocher des coordinations provinciales et de la Direction du SNCOOP afin de se faire identifier, enregistrer et obtenir leur immatriculation, de manière à bénéficier des facilités de financement. »
L’annonce a été faite à Kindu, dans la province du Maniema, en marge de la Journée internationale des coopératives, célébrée chaque premier samedi de juillet. Pour l’édition 2026, placée sous le thème international « Les coopératives au service de la paix dans le monde », la RDC a retenu un thème national : « Les coopératives, un des enjeux majeurs pour la paix et la sécurité en RDC. »
Trois axes : registre, filières et financement

Le gouvernement articule sa politique coopérative autour de trois priorités. Premièrement, l’opérationnalisation du Registre national des coopératives, pour doter chaque société coopérative d’une personnalité juridique officielle. Deuxièmement, le renforcement du secteur agricole pour dynamiser les économies rurales et soutenir la souveraineté alimentaire. Troisièmement, l’accès aux financements : l’immatriculation est la condition première pour accéder aux crédits des banques et des institutions de microfinance.
En RDC, la grande majorité des coopératives agricoles opèrent dans l’informel, ce qui les exclut de facto des circuits de financement formel — banques commerciales, institutions de microfinance, programmes de crédit gouvernementaux. L’immatriculation au SNCOOP est la porte d’entrée vers la reconnaissance juridique et l’accès au capital ; sans elle, même un projet agricole solide reste hors de portée du système financier. Le Registre national des coopératives, en cours d’opérationnalisation, est le préalable à toute politique sérieuse de financement agricole — un levier directement lié à la sécurité alimentaire d’un pays où plus de 70 % de la population dépend de l’agriculture.
Par G. M