L’« or bleu » en chantier : la RDC crée un Office de l’eau pour valoriser ses réserves continentales

Kinshasa, 9 juillet 2026 — Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat

Marie Nyange Ndambo, ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat.

La création prochaine d’un Office de l’eau a été annoncée à Kinshasa lors d’un briefing organisé par le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat. La ministre de tutelle, Marie Nyange Ndambo, a posé le cadre stratégique de l’initiative d’emblée :

La République démocratique du Congo détient plus de 50 % des réserves d’eau douce de l’Afrique. Or, comme vous le savez, l’eau est aujourd’hui qualifiée d’« or bleu » : elle permet de bâtir toute une économie. Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement, il fallait doter le pays d’un Office non seulement chargé de préserver l’eau — car l’eau peut, elle aussi, s’épuiser — mais aussi d’affirmer notre leadership dans ce domaine. »

La création de cet Office vise notamment l’anticipation des risques liés au changement climatique, le relèvement des défis de pénurie d’eau observés dans plusieurs régions africaines, ainsi que le développement de mécanismes innovants de valorisation économique de la ressource. La ministre a précisé la vocation économique de l’institution :

Cet Office nous permettra de travailler sur des stratégies afin que l’eau de la RDC procure des revenus à la République et contribue à construire notre développement. »

La RDC est traversée par le fleuve Congo, deuxième fleuve du monde par le débit, et abrite le lac Tanganyika, l’un des plus profonds du monde, ainsi que des centaines de rivières et lacs. Malgré cette richesse hydrologique exceptionnelle, moins de 30 % de la population congolaise a accès à une eau potable de qualité. L’Office de l’eau s’inscrit dans une logique désormais familière dans la politique économique congolaise : transformer un atout naturel sous-exploité — minerais, forêts, eau — en recettes publiques et en vecteur de développement, à travers une institution dédiée dotée d’un cadre réglementaire clair.

Par A. E