18 crédits, 50 000 dollars chacun : le pari du FPI sur la jeunesse

14 juillet 2026 — Fonds de promotion de l’industrie (FPI)

Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) a accordé mardi, à Kinshasa, dix-huit crédits aux jeunes entrepreneurs initiateurs de projets de transformation industrielle, dans le cadre du programme VIJANA. Plusieurs contrats ont été signés entre les bénéficiaires des crédits et le FPI, en présence des membres du gouvernement, dont le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, assumant l’intérim du ministre de l’Industrie.

Le directeur général du FPI, Hervé Claude Batunkoke, a résumé l’opération devant les bénéficiaires : « le Fonds de promotion de l’industrie vient d’accorder 18 crédits aux jeunes entrepreneurs, initiateurs des projets de transformation industrielle. Plusieurs contrats ont été signés entre les bénéficiaires des crédits et le FPI ». Pour lui, l’enjeu est de faire de la jeunesse le premier capital de la nation, un véritable moteur de croissance, d’innovation, de prospérité et de développement.

Le programme VIJANA vise une économie basée sur la transformation locale et la compétitivité. Cette première cohorte de jeunes qui obtient les crédits du FPI sera encadrée et suivie par des équipes techniques de l’institution pour l’aboutissement des projets. Ouvert aux entrepreneurs de 18 à 35 ans, VIJANA a pour objectif affiché de briser le plafond de verre qui empêche cette catégorie d’opérateurs économiques d’accéder aux crédits bancaires par manque de garanties.

Il permet ainsi aux porteurs de projets industriels et aux artisans d’obtenir des crédits allant jusqu’à 50 000 dollars américains auprès du FPI, avec la garantie du FOGEC. La grande nouveauté réside dans le taux d’intérêt : 4 % l’an pour le remboursement, contre 6 % auparavant — une réponse pensée pour les jeunes jusque-là écartés des financements classiques en raison de taux jugés prohibitifs dans les banques commerciales. Un allègement des critères d’accès aux crédits accompagne cette baisse, afin d’ouvrir la porte à des opérateurs qui n’ont pas de garanties à offrir.

Depuis le lancement de VIJANA, la dynamique est enclenchée : plus de cinquante projets ont déjà été déposés à travers les provinces dans les bureaux du FPI et du FOGEC, et un appel à projets national devrait être lancé dans les tout prochains jours — un pari sur la capacité du pays à transformer sa jeunesse en moteur industriel plutôt qu’en simple réservoir de main-d’œuvre.

Par A. E