Kasaï-Oriental : un accident de chantier vire à l’incendie

10 août 2026 — Gouvernorat du Kasaï-Oriental

Un accident de chantier a tourné à l’incident de sécurité publique lundi 10 août 2026 au Kasaï-Oriental, où l’incendie d’un engin de la société Grec7 — déclenché par des riverains après la mort d’un agent de l’entreprise — a conduit le gouverneur provincial à une sortie publique contre ce qu’il qualifie d’acte d’incivisme.

Jean-Paul Mbembwa s’est rendu sur les lieux, au croisement des avenues Tshipiya et Kasengulu, où se déroulent les travaux de réhabilitation de la Route nationale numéro 1, sur le tronçon reliant Kalala wa Nkata au pont Lubilanji. Sur place, le chef de l’Exécutif provincial a pu mesurer l’ampleur des dégâts consécutifs à un accident de service : un dysfonctionnement de l’engin appartenant à l’entreprise chargée des travaux, à l’origine du décès d’un de ses agents.

Après avoir présenté ses condoléances à la famille du disparu, le gouverneur a tenu à fixer les responsabilités :

C’était un accident de service. L’agent travaillait à la société Grec7 et l’accident est arrivé. Je déplore cependant le comportement de la population qui a incendié un tel engin, alors qu’il sert à l’exécution des travaux. Il y a des procédures et des règles pour régler ce genre de situation. »

Sa mise en garde a visé deux publics à la fois : les conducteurs d’engins, appelés à plus de vigilance pour prévenir ce type de drame, et la population, dont la réaction — l’incendie du véhicule — est jugée disproportionnée et contre-productive. Pour l’autorité provinciale, un accident du travail relève d’abord d’un traitement juridique classique, indemnisation et responsabilité de l’employeur comprises ; détruire un outil de travail affecté à des chantiers d’intérêt public n’en répare aucune conséquence.

Face à la foule, il a insisté :

C’est de l’incivisme. On ne peut pas incendier un engin destiné aux travaux d’intérêt public. Il y a la justice qui est là pour faire son travail. Je demande à la population de ne plus répéter de tels actes. »

Son appel final visait à désamorcer toute tentation de justice expéditive : dialogue, voies légales, respect des biens affectés aux chantiers publics. Un rappel qui prend un relief particulier dans une province où se multiplient les travaux d’infrastructure, et où ce genre d’épisode, s’il se répétait, pourrait compliquer la présence des entreprises sur des sites jugés sensibles.

Par N. BAF