Kisangani (Tshopo), 10 juillet 2026 — Bureau central de coordination (BCeCo)

Les travaux de réhabilitation et de stabilisation de la Route nationale n° 4 (RN4) sur le tronçon Kisangani–Banalia–Buta, long de plus de 300 kilomètres, ont été officiellement lancés vendredi au PK9 de Kisangani, dans la province de la Tshopo. La cérémonie était présidée par le directeur général intérimaire du Bureau central de coordination (BCeCo), le professeur Sylvain Alongo Longomba. L’ambition technique est posée d’emblée :
Notre objectif est de réaliser des travaux dans le respect du triangle d’or : coût, délai et qualité. »
Les travaux s’inscrivent dans la continuité du chantier déjà engagé sur le tronçon Isiro–Buta, et s’étendront progressivement vers d’autres territoires de l’espace Grande Orientale. Le projet, financé par le gouvernement central, sera exécuté en deux phases : une première de réhabilitation, rénovation et stabilisation de la chaussée, suivie d’une seconde d’asphaltage. La plateforme routière aura une largeur de 14 mètres.
Un parc logistique qualifié d’inédit
Avant le lancement officiel, Sylvain Alongo Longomba a visité la base-vie de l’entreprise adjudicataire, Oriental Roads and Construction (ORC) Sarl, dont le parc d’engins a été salué comme exceptionnel :
Ce parc logistique est imposant. C’est une première depuis les nombreuses tentatives de réhabilitation de cette route. »
Le dispositif comprend bulldozers, niveleuses, excavatrices, camions-bennes, compacteurs et autres engins spécialisés. La cérémonie a réuni les responsables du BCeCo, de l’Office des routes, de l’Office des voiries et drainage (OVD), de la mission de contrôle, de l’entreprise ORC et des autorités techniques provinciales.
La RN4 est l’un des axes routiers les plus stratégiques du nord-est de la RDC, reliant Kisangani — principal nœud commercial de la Tshopo — aux provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé vers la frontière avec la République centrafricaine et le Soudan du Sud. Son état de délabrement chronique isole des millions de personnes et freine le commerce agricole dans une région pourtant riche en cacao, café et bois. Le lancement de ce chantier s’inscrit dans la dynamique nationale de désenclavement de l’espace Grande Orientale.
Par G. M