315 caprins perdus en cinq jours : une pathologie animale alarme le Sankuru et les Kasaï

Kinshasa, 10 juillet 2026 — Présidence de la République / Conseil des ministres

Une pathologie animale d’une sévérité préoccupante a frappé le territoire de Lusambo, dans la province du Sankuru au centre de la République démocratique du Congo (RDC) : 315 caprins ont péri en cinq jours, selon un point de situation présenté par le ministre de la Pêche et de l’Élevage lors de la 94ème réunion du Conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement a livré un diagnostic géographique plus large :

Dans les provinces voisines — Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami —, ces tendances prennent également des allures alarmantes. »

Le gouvernement a mis en place des campagnes de vaccination, de sensibilisation et de distribution d’intrants vétérinaires pour stopper la propagation. Des mesures strictes ont été ordonnées : interdiction de déplacement du bétail sans autorisation préalable et interdiction de consommer de la viande suspecte, afin de circonscrire les foyers actifs.

La décimation du cheptel caprin dans le Sankuru et les provinces du Grand Kasaï n’est pas qu’un fait sanitaire : c’est un choc économique direct pour des ménages ruraux dont l’élevage caprin constitue la principale épargne et une source de protéines animales irremplaçable. Dans des provinces où le taux de pauvreté est parmi les plus élevés de la RDC, la perte de 315 têtes en cinq jours dans un seul territoire illustre la vulnérabilité des économies rurales face aux chocs zoosanitaires — et l’urgence d’un réseau vétérinaire de terrain capable d’intervenir avant que la mortalité ne s’emballe.

Par N. BAF