Brazzaville-Kinshasa : le commerce maritime cherche sa voie

14 juillet 2026 — Lignes maritimes du Congo (LMC)

Huit ans après sa signature, l’accord maritime de 2018 entre la RDC et le Congo peine encore à produire tous ses effets. C’est le constat qui a dominé les discussions à Brazzaville entre les autorités des Lignes maritimes du Congo (LMC) et le ministère congolais des Transports, en vue de mieux tirer profit du commerce extérieur par la voie maritime.

À l’issue de son entretien avec le ministre des Transports José Rodrígue, le président du Conseil d’administration des LMC, Lambert Mende, a résumé l’enjeu : « j’ai tenu à exprimer au ministre le besoin que nous avons de disposer de cet outil qui nous permettra de tirer notre part du commerce extérieur par la voie maritime qui s’effectue dans nos deux États frères ». La délégation du PCA a ensuite poursuivi ses échanges dans la ville portuaire de Pointe-Noire.

Au cœur des discussions : le projet « Federing », une initiative destinée à renforcer la connectivité maritime entre les ports de Pointe-Noire, côté congolais, et de Matadi, côté RDC. M. Mende a insisté sur la nécessité d’une meilleure collaboration entre LMC et la Société congolaise de transports maritimes (Socotram), afin de réduire les pertes de temps subies par les opérateurs économiques congolais.

Il a détaillé le constat qui motive cette démarche : « il y a des facilités qui existent au port de Pointe-Noire et qui manquent en RDC. Beaucoup d’utilisateurs congolais des voies maritimes se plaignent de pertes de temps dues justement à l’absence d’une synergie entre Socotram et LMC. Nous voudrions combler ce déficit ». Un déficit de coordination qui, selon les deux parties, pourrait rapidement se combler dès lors que les capitales — parmi les plus proches au monde — décideraient de mieux intégrer leurs infrastructures portuaires respectives pour développer leurs échanges économiques.

Par A. E