Climat des affaires : le solde d’opinions grimpe à 43,4 %

juin 2026 — Banque centrale du Congo, Baromètre de conjoncture

Le moral des chefs d’entreprise continue de grimper. Selon le Baromètre de conjoncture de la Banque centrale du Congo, le solde global brut d’opinions s’est établi à 43,4 % en juin 2026, contre 43,1 % en mai — une progression modeste mais continue, qui confirme la résilience de l’activité économique nationale.

Le secteur qui tire le plus fort l’ensemble, c’est la construction, principal moteur de la croissance hors mines : son solde d’opinions a bondi de 3,9 points en un mois, à 53,7 %, porté par le déploiement des grands chantiers routiers, le bétonnage des terminaux des principaux aéroports et l’annonce de nouveaux financements par le ministère des Finances. L’industrie extractive, pilier historique de l’économie congolaise, consolide elle aussi son orientation positive, avec un solde en hausse de 0,4 point à 46,6 %, malgré de légers replis des cours du cuivre et de l’or en fin de mois.

Les services progressent également, à 32,1 % contre 30,6 % en mai, une dynamique portée par la bascule des Postes et Télécommunications vers la data mobile — via les projets de connectivité par satellite et fibre optique — ainsi que par l’application des réformes de l’ARSP, qui impose désormais un quota de 50 % de sous-traitance locale dans le fret minier. L’industrie manufacturière progresse plus modestement, à 28,2 % contre 28,0 %, soutenue par la maîtrise des coûts d’intrants importés et l’alignement progressif des industriels sur les standards Business Ready de la Banque mondiale.

Fait notable : le secteur Électricité et Eau, longtemps à la traîne, sort de sa léthargie avec un redressement de 2,5 points, à 26,2 %. Cette embellie s’explique par la modernisation de la station de conversion de Kolwezi et la remise sous tension de la ligne 30 KV Ndolo-Funa à Kinshasa côté électricité, et par le troisième module de l’usine de Binza Ozone côté Régideso — deux chantiers d’infrastructure dont les effets commencent, timidement, à se faire sentir dans la perception des entreprises.

Par G. M