Droits de trafic maritime : LMC et PADS face au problème des paiements en retard

Kinshasa, 10 juillet 2026 — Lignes Maritimes Congolaises (LMC SA)

La Ligne Maritime Congolaise (LMC SA) a organisé jeudi à Kinshasa une séance d’évaluation et de sensibilisation consacrée à la collecte des droits de trafic maritime, en présence des agents maritimes opérant en République démocratique du Congo (RDC) et d’une délégation de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). L’objectif : faire le point sur la mise en œuvre du nouveau dispositif de perception instauré conjointement par LMC et PADS Corporation depuis janvier 2026.

Le constat livré en séance est préoccupant. Plusieurs agents maritimes ne s’acquittent pas de leurs obligations de paiement, compromettant l’efficacité du mécanisme mis en place. La mise en garde formulée par la commission est directe :

Si les assujettis ne s’acquittent pas de leurs obligations, c’est l’entreprise qui sera pénalisée. »

La réunion a permis d’identifier les causes des retards de paiement, de recueillir les préoccupations des agents maritimes et d’examiner les pistes d’amélioration du processus de recouvrement. À l’issue des échanges, la commission permanente technique a pris acte des recommandations formulées et des amendements à apporter au manuel de procédures. LMC attend désormais des engagements concrets de la part des assujettis.

Il a été rappelé à cette occasion que les revenus issus des droits de trafic constituent l’une des principales sources de financement de l’armement national. Le partenariat LMC-PADS repose sur un manuel de procédures signé le 28 novembre 2025 et sur l’utilisation de la plateforme numérique SYGREM, lancée officiellement le 15 janvier 2026. La numérisation de la perception des droits de trafic maritime est une réforme structurante pour la compagnie nationale, qui cherche à réduire les fuites de recettes et à sécuriser un flux financier stratégique pour sa survie économique.

Par G. M