15 juillet 2026 — Ministère du Commerce extérieur (mercuriales)

L’étain, l’un des minerais phares de l’exportation congolaise, a repris quelques couleurs sur les marchés internationaux. Selon les mercuriales du Commerce extérieur consultées mercredi, la tonne s’est négociée à 52 405 dollars américains la semaine du 13 au 18 juillet, contre 50 678,75 dollars la semaine précédente.
Le mouvement s’inscrit dans une trajectoire en dents de scie. Sur la semaine du 29 juin au 4 juillet, l’étain avait déjà progressé, à 54 040 dollars la tonne contre 53 860 dollars auparavant, avant de reculer durant la semaine du 6 au 11 juillet pour retomber à 50 678,75 dollars.
Le document ministériel situe ces variations dans leur contexte : « la hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, agricoles et menus forestiers sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement ». Des fluctuations qui ne sont jamais neutres pour l’économie congolaise, très dépendante de ses exportations de matières premières, en particulier dans le secteur minier.
À l’échelle mondiale, la production d’étain reste concentrée entre quelques mains : la Chine et l’Indonésie fournissent à elles deux environ la moitié de l’offre mondiale, estimée à près de 260 000 tonnes en 2021. En RDC, c’est la province du Kivu — et plus particulièrement la région du Maniema, avec le gisement de Kalima — qui concentre l’essentiel des réserves, souvent associées à la colombo-tantalite. Le site de Kobokobo abrite quant à lui une pegmatite riche en béryl, colombite et uranium, tandis que les placers aurifères de la Mobale complètent cette cartographie minière encore largement sous-exploitée.
Par G. M