16 juillet 2026 — Ministère de l’Économie nationale

Le Gouvernement a fixé un cap ambitieux pour la filière rizicole nationale : accompagner près de 30 000 riziculteurs pour atteindre une production de 250 000 tonnes d’ici 2030. L’annonce a été faite jeudi à Bumba, dans la province de la Mongala, au lancement du projet « Riz-Bumba, Loso na biso ».
Le ministère de l’Économie nationale a détaillé l’ampleur du dispositif : « déployé sur une période de cinq ans (2026-2030), le projet prévoit l’accompagnement de près de 30 000 producteurs partenaires agréés, le développement de sept unités de transformation rizicole et une production cible de 250 000 tonnes de riz à l’horizon 2030 ».
La mise en œuvre mobilise plusieurs départements : le ministère du Développement rural prendra en charge la réhabilitation des routes de desserte agricole, indispensables à la collecte et à l’évacuation des récoltes, tandis que celui des Infrastructures et Travaux publics assurera le contrôle technique des chantiers routiers concernés. Une répartition des rôles censée agir simultanément sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production jusqu’à la mise sur le marché.
Le projet affiche également des objectifs d’inclusion : 40 % des bénéficiaires directs devraient être des femmes, et 35 % des jeunes, dans une logique de renouvellement générationnel du secteur agricole. Au-delà des volumes produits, ses promoteurs tablent sur la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects et sur une hausse de 20 à 25 % des revenus des producteurs.
Sur le terrain, la Société rizicole de Bumba (SRB) reste le principal opérateur de la filière dans la Mongala, avec des champs semenciers concentrés autour de Bumba et de Yaligimba, et des travaux agricoles désormais également lancés sur le site de Nyalolo, dans le territoire de Lisala — signe que le programme entend essaimer au-delà de son point de départ.
Par S. M