15 juillet 2026 — Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC)

La République démocratique du Congo est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’industrialisation des nouvelles chaînes de valeur mondiales, pour lui permettre de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles. C’est le message porté mercredi à Kinshasa par le président de la Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo, à l’ouverture du forum consacré à la révision du cadre légal du secteur minier.
Kassongo Bin Nassor a planté le décor dès l’ouverture des travaux : « la République démocratique du Congo occupe aujourd’hui une place stratégique dans l’économie mondiale. Par l’importance de ses ressources minérales, notre pays est appelé à jouer un rôle déterminant dans la transition énergétique, l’industrialisation et les nouvelles chaînes de valeur mondiales. Cette position constitue certes une opportunité exceptionnelle, mais elle nous impose également une responsabilité, celle de construire ensemble un environnement juridique, réglementaire et institutionnel qui inspire confiance, favorise l’investissement, renforce la compétitivité de notre industrie et permette à notre pays de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles ».
Cette rencontre répond à une demande des opérateurs miniers eux-mêmes, soucieux d’harmoniser leurs positions avant d’engager des discussions avec les pouvoirs publics et les autres parties prenantes. Les travaux en commissions prévus lors de la deuxième journée sont réservés aux opérateurs miniers et aux experts qu’ils auront désignés, invités à identifier les difficultés auxquelles fait face le secteur, à déterminer si elles découlent du Code minier, de son application, de la gouvernance des institutions ou encore de l’évolution du contexte économique, avant de formuler d’éventuelles propositions de réforme.
Le président de la Chambre des mines a également mis en garde contre l’instabilité du régime fiscal applicable au secteur, estimant que certaines dispositions introduites dans les lois de finances remettent en cause le principe de stabilité prévu par le Code minier de 2018 : « le Code minier occupe une place centrale dans la gouvernance minière de notre pays. Il constitue la loi-cadre qui attire les investisseurs et fonde leurs décisions. […] Or, depuis quelques années, les opérateurs miniers observent différentes violations de ces dispositions, qui affectent la prévisibilité et la stabilité du cadre légal. Cette situation fragilise la confiance, réduit l’attractivité et pèse sur la compétitivité de notre secteur ».
Lancé par le président national de la FEC, Robert Malumba, ce forum de trois jours réunit pouvoirs publics, opérateurs miniers, institutions publiques, partenaires techniques et financiers, experts et société civile. Ses conclusions doivent permettre à la Chambre des mines de définir une position commune des opérateurs avant l’ouverture d’éventuels échanges avec le gouvernement sur une révision du Code minier.
Par G. M