L’acier local monte en puissance : FAMECO vise 809 emplois

15 juillet 2026 — Ministère du Commerce extérieur

Restreindre les importations pour faire grandir l’industrie locale : la stratégie porte ses fruits chez Fabrique métal au Congo (FAMECO), qui s’apprête à faire passer ses effectifs de 700 à 809 emplois directs dans les provinces de Kinshasa et du Kongo Central. L’annonce a été faite mardi par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, lors d’une visite dans l’entreprise.

Le ministre a détaillé les ressorts de cette progression : « grâce aux mesures courageuses prises par le gouvernement, via le ministère du Commerce extérieur, visant à restreindre l’importation des barres de fer et d’autres types d’acier, FAMECO s’apprête à faire passer ses effectifs de 700 à 809 emplois directs ». Cette progression s’appuie sur l’ouverture de deux nouvelles unités industrielles, l’une en périphérie de Kinshasa, l’autre dans le Kongo Central, pour répondre à une demande croissante portée par la qualité reconnue des produits fabriqués localement.

Les effets se mesurent aussi en dehors de l’usine : plus de 5 000 emplois indirects auraient été générés dans l’ouest du pays, au profit d’un réseau de revendeurs, de collecteurs et d’acheteurs de ferraille, contribuant au développement d’une filière de recyclage et d’économie circulaire.

Trois orientations stratégiques ont été présentées lors de la visite : l’assainissement urbain via l’économie circulaire, la promotion du « Consommer local », et le renforcement du réseau des quelque 5 000 collecteurs locaux de ferraille. Le ministre a précisé la recommandation adressée à l’entreprise : « j’ai fermement recommandé à FAMECO de conclure un partenariat avec la Ville de Kinshasa pour la collecte systématique de la ferraille et des carcasses de véhicules abandonnées ». Il a rappelé que les entreprises adjudicataires de marchés publics et les ONG opérant sur le territoire national ont désormais l’obligation de s’approvisionner localement.

Les produits FAMECO sont certifiés selon les normes ISO et soumis au contrôle qualité de l’Office congolais de contrôle. Sur le plan réglementaire, toute importation d’acier devra désormais être rigoureusement justifiée par l’incapacité de la production locale à répondre à la demande — une politique de contenu local assumée, présentée par le gouvernement comme un jalon vers une forme de souveraineté industrielle.

Par G. M