Abuja (Nigéria), 1er juillet 2026

Le ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo (RDC), Julien Paluku Kahongya, a réaffirmé mardi à Abuja, au Nigéria, l’engagement congolais en faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), lors de la 18ème réunion ordinaire du Conseil des ministres. Le message porté en séance est clair :
La RDC a réaffirmé son engagement en faveur de la réussite de ce marché unique de 1,3 milliard de consommateurs, tout en insistant sur l’urgence de passer des déclarations d’intention aux actes concrets. »
Les listes tarifaires : le verrou technique à lever en urgence
La RDC a lancé un appel solennel à l’ensemble des États parties pour finaliser et transmettre sans délai leurs listes de concessions tarifaires. L’argument économique est posé directement :
Tant que ces offres tarifaires ne sont pas validées, les administrations douanières ne peuvent pas appliquer les baisses de taxes prévues, bloquant ainsi le flux des marchandises et pénalisant les entreprises africaines. »
Pour la RDC, accélérer ce processus technique n’est pas une concession faite aux partenaires, mais une nécessité absolue pour ouvrir de véritables autoroutes commerciales et stimuler l’industrialisation locale. La délégation congolaise a également exprimé son souhait d’abriter un bureau de l’un des organes de la ZLECAf à Kinshasa, tout en se déclarant prête à satisfaire aux conditionnalités requises. La ZLECAf est le plus grand accord de libre-échange du monde en nombre de pays membres (54 États). Son Conseil des ministres, qui se réunit deux fois par an, a pour mission d’évaluer le niveau de mise en œuvre de l’accord et de lever les obstacles qui freinent encore l’intégration économique du continent.
Par N. BAF