AGOA, marchés chinois et émiratis : l’ANAPEX sommée d’identifier les freins aux exportations congolaises

Kinshasa, 10 juin 2026

Julien Paluku, ministre du commerce extérieur

La promotion des exportations de la République démocratique du Congo (RDC) a été au centre d’une réunion technique tenue mercredi à Kinshasa entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et les animateurs de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) : sa présidente du conseil d’administration, Julienne Mundela, et son directeur général, Mike Tambwe.

Le ministre a appelé l’ANAPEX à identifier les contraintes liées aux exportations et à proposer des solutions pour renforcer la promotion et l’encadrement des exportations de produits d’origine agricole, agro-industrielle et artisanale de la RDC, conformément aux treize missions confiées à l’agence par l’État congolais.

Parmi les sujets abordés figurait la nécessité de tirer réellement profit des différents marchés conquis par le ministère du Commerce extérieur à travers le monde — chinois, britannique, émirati, européen et américain, avec le renouvellement de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act). La tenue prochaine d’un atelier d’appropriation de la Stratégie Nationale de Promotion des Exportations et de Diversification des Marchés (SPED) a également été annoncée.

Vue d’ensemble du ministre entouré des animateurs de l’ANAPEX

L’ANAPEX doit jouer un rôle majeur dans la promotion des produits Made in DRC sur le marché mondial, avec la consolidation de la formation des producteurs et exportateurs sur les normes sanitaires et phytosanitaires, mais aussi sur la logistique », a affirmé Mike Tambwe, directeur général de l’ANAPEX.

L’AGOA est un dispositif commercial américain qui accorde un accès préférentiel au marché des États-Unis pour certains produits originaires de pays africains éligibles. Son renouvellement est un enjeu majeur pour les pays africains exportateurs, dont la RDC, qui cherchent à diversifier leurs débouchés au-delà des minerais bruts. Cette réunion technique s’inscrit dans la même dynamique que la récente formation de 35 PME aux exigences de l’export, organisée avec Equity BCDC et DHL : structurer une offre exportable congolaise capable de répondre aux normes des marchés internationaux, condition préalable pour transformer des accords commerciaux en flux d’exportation réels.

Par G. M