Kasaï-Central : l’assurance agricole fait ses preuves

Kananga (Kasaï-Central), 15 juin 2026

Un atelier de sensibilisation sur l’assurance agricole, organisé à Kananga, dans la province du Kasaï-Central au centre de la République démocratique du Congo (RDC), a rencontré un succès notable auprès des petits exploitants et de leurs partenaires. C’est ce qu’a indiqué la coordinatrice provinciale du Programme national de développement agricole (PNDA), Véronique Baka Kapuku, à l’ouverture des travaux.

Le bilan tiré de la session est positif :

Le succès de cette sensibilisation a été évident et notable au plan du bien-fondé de cette assurance. Notre ambition étant de créer un marché durable d’assurance agricole, la réussite de cette innovation dans ce secteur dépendra de la qualité de l’information à relayer auprès de la cible. »

Mme Baka s’est félicitée de l’apport et de l’expertise des intervenants présents, parmi lesquels des délégués du ministère de tutelle, de la coordination nationale du PNDA et de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA).

Une protection technique, pas une aide sociale

S’adressant aux participants au nom de l’autorité provinciale, le ministre provincial du Budget, porte-parole du gouvernement du Kasaï-Central, a salué une innovation qui renforce la résilience des producteurs agricoles, ceux-ci recevant pour la première fois des mécanismes de protection contre certains risques. Le contexte régional est posé clairement :

Le Kasaï-Central étant une province à vocation agricole, les producteurs y sont exposés aux effets du réchauffement climatique, au retard de la pluie ainsi qu’à d’autres aléas à la base de l’empiétement de leur production. »

L’assurance agricole, mécanisme de protection contre certains risques, ne doit pas être confondue avec une aide sociale, un projet de distribution d’argent ou une récompense politique : elle se veut un dispositif technique appliquant les mêmes règles à tous les souscripteurs.

0,3 hectare assuré, 20 millions USD de plafond

Sur le plan financier, le dispositif couvre en moyenne une surface de 0,3 hectare par exploitant, pour une limite annuelle totale de 20 millions de dollars américains. La prime moyenne s’établit à 23 dollars, pour un montant maximal assuré de 100 dollars par agriculteur. Le montant effectivement versé varie selon les conditions remplies et les pertes constatées.

Dans une province où une large part de la population dépend de l’agriculture vivrière, ce mécanisme d’assurance constitue un filet de sécurité financier inédit pour des exploitants jusqu’ici exposés sans recours aux aléas climatiques.

Par G. M