Compte rendu du Conseil des ministres de la République démocratique du Congo, 21 mai 2026

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté, lors de sa 4è réunion extraordinaire du Conseil des ministres, le projet de loi de finances rectificative (LFR) de l’exercice 2026. Le texte est présenté en équilibre en recettes et en dépenses à hauteur de 50 295,1 milliards de francs congolais (CDF), soit l’équivalent de 21,9 milliards de dollars américains. Ce montant accuse une régression de 7,4 % par rapport aux prévisions initiales de la loi de finances ordinaire.
C’est le ministre congolais de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, porte-parole du gouvernement, qui a rendu public le compte rendu du Conseil des ministres :
Ce texte présente un budget équilibré en recettes et en dépenses à hauteur de 50 295,1 milliards de francs congolais, soit l’équivalent de 21,9 milliards de dollars américains. Il dégage une régression de 7,4 % par rapport aux prévisions initiales. »
Des ressources extérieures en retrait, compensées par l’effort intérieur
Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a expliqué que cette régression est essentiellement imputable à la baisse des ressources extérieures. Elle a toutefois été partiellement compensée par la progression des ressources intérieures congolaises, rendue possible grâce aux nouvelles mesures et réformes engagées par le gouvernement. Ces marges dégagées ont permis de financer des besoins prioritaires :
Ces efforts ont permis de dégager des marges destinées à la prise en charge des besoins liés à la sécurité, à l’action humanitaire ainsi qu’aux investissements. »
Un instrument d’ajustement au service des priorités nationales
Au-delà du chiffre, ce budget rectificatif poursuit plusieurs objectifs stratégiques pour la RDC : aligner les prévisions budgétaires sur le nouveau cadrage macro-économique ; intégrer les ressources issues des emprunts extérieurs, notamment les eurobonds ; et soutenir les projets structurants du gouvernement, parmi lesquels les infrastructures de base et le programme présidentiel de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes. Il s’inscrit également dans la suite des réformes de rationalisation de la parafiscalité et d’assainissement des finances publiques congolaises.
Ce projet de loi traduit la volonté du gouvernement d’adapter les prévisions initiales à l’évolution récente de la conjoncture économique, aux exigences de la soutenabilité des finances publiques ainsi qu’aux priorités nationales. »
Le texte reflète, selon le gouvernement congolais, son engagement à préserver la stabilité macro-économique, à consolider l’autonomie financière de l’État et à assurer une meilleure adéquation entre les capacités réelles de financement public et les impératifs de l’action gouvernementale. Il sera soumis au Parlement congolais pour examen et adoption.
La rédaction / Chiffres & Conjoncture