Kinshasa, 3 juin 2026

Les travaux de construction du nouveau siège de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ont été officiellement lancés mercredi à Kinshasa par le ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC), Doudou Fwamba, en présence des cadres et agents de cette régie financière de l’État congolais.
L’édifice sera implanté sur le boulevard du 30 Juin, à proximité de la place Mandela. Les dimensions du projet sont significatives : un bâtiment de 80 mètres de long, couvrant une superficie de 24 935 m² répartis sur 20 niveaux, dont trois sous-sols destinés au stationnement. Le rez-de-chaussée accueillera le hall d’accueil, la réception et les salles d’attente. Une mezzanine sera aménagée comme espace culturel et de formation, avec une salle de conférence de 175 places et deux salles de formation de 85 places chacune. Les quinze niveaux supérieurs seront dédiés aux bureaux administratifs.
« Le lancement officiel des travaux de construction de l’immeuble destiné à abriter l’administration générale de la DGDA constitue une étape importante dans la modernisation de notre administration douanière », a déclaré le ministre Doudou Fwamba.
Les travaux ont été confiés à la société SZTC, sous la supervision du bureau de contrôle CRESTE, pour une durée de vingt-quatre mois. Le projet est financé par le gouvernement congolais dans le cadre du Projet de modernisation douanière. Le ministre a salué les résultats obtenus par la DGDA en 2025, qui a dépassé ses objectifs de mobilisation des recettes.
La DGDA est l’une des trois grandes régies financières de la RDC, avec la DGI et la DGRAD. Elle est chargée de la perception des droits de douane à l’importation et à l’exportation, un rôle stratégique dans un pays dont le commerce extérieur est dominé par les exportations minières et les importations de produits de consommation. En avril 2026, la DGDA a enregistré un taux de réalisation de 128,7 % par rapport à ses assignations budgétaires. La construction d’un siège moderne vise à accompagner cette montée en puissance, en dotant l’institution d’une infrastructure adaptée aux exigences d’une administration numérisée et performante.
Par N. BAF