Kinshasa, 9 juin 2026

Le ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC), Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté mardi au Sénat quatre projets de loi autorisant la ratification d’accords de prêt conclus avec des partenaires financiers internationaux. Ces financements, d’un montant global de 550 millions USD et 142,42 millions d’unités de compte, visent à financer des projets structurants alignés sur les priorités du Programme d’actions du gouvernement (PAG) 2024-2028.
Quatre projets, quatre enjeux
Le premier accord porte sur le Projet de réponse à la crise en appui aux populations affectées dans l’Est de la RDC (PRECAPE), doté de 48,6 millions USD. Il vise à soutenir les populations des zones de conflit à travers le relèvement économique, le renforcement de la résilience communautaire et l’amélioration de l’accès aux services essentiels.
Le deuxième, « Kin La Belle », bénéficie du financement le plus important : 250 millions USD destinés à améliorer la gestion des déchets solides à Kinshasa, renforcer le système de collecte et de traitement, améliorer l’assainissement urbain et réduire les risques sanitaires et environnementaux dans la capitale.
Le troisième, le Projet Compétences pour la Transformation Économique et l’Emploi (PCTEE), mobilise 300 millions USD pour investir dans le capital humain en améliorant l’accès des jeunes à des formations techniques et professionnelles adaptées aux besoins du marché du travail.
Le quatrième projet porte sur le renforcement de la connectivité au Parc agro-industriel de Ngandajika, mené en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), axé sur l’amélioration des infrastructures routières et logistiques pour soutenir le secteur agricole et renforcer la compétitivité de cette zone de production.
Le ministre Fwamba a sollicité un avis favorable des sénateurs pour autoriser la ratification de ces quatre accords. Ces financements, obtenus à des conditions concessionnaires, témoignent d’une confiance renouvelée des partenaires au développement dans les réformes engagées par le gouvernement congolais. Les unités de compte (UC) sont la monnaie de référence de la Banque africaine de développement ; leur valeur est indexée sur un panier de devises internationales, ce qui les protège des fluctuations de change. Les conditions concessionnaires désignent des prêts accordés à des taux d’intérêt très faibles — souvent inférieurs à 2 % — avec de longues périodes de grâce et de remboursement, réservés aux pays en développement.
Par N. BAF