L’Économie nationale digitalise son contrôle : l’outil « E-Contrôle » entre en formation

Kinshasa, 9 juin 2026

Vue des agents et cadres du ministere de l’économie en formation

Les travaux de formation technique des agents et cadres du ministère de l’Économie nationale de la République démocratique du Congo (RDC) à l’utilisation de l’outil numérique de collecte de données « E-Contrôle » ont été lancés mardi à Kinshasa, sous le leadership du vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

À travers cette application, le ministère entend digitaliser le processus de contrôle économique ordinaire grâce à la collecte de données auprès des opérateurs économiques, et instaurer un cadre de dialogue plus efficace entre l’administration et les acteurs économiques. La formation, organisée en deux vagues sur dix jours, porte sur l’appropriation de l’outil, dont les principales fonctionnalités couvrent l’e-identification, l’e-contrôle économique, l’e-déclaration et l’e-gestion des plaintes.

Le contrôle économique demeure un levier essentiel pour assurer le respect de la réglementation, renforcer la transparence des activités commerciales, protéger les consommateurs et garantir un fonctionnement sain du marché », a déclaré Abolia Taba Mopolo, secrétaire général à l’Économie nationale.

Le projet E-Contrôle ambitionne d’améliorer la traçabilité des opérations sur le terrain et de réduire les risques de fraude et de manipulation des données. Un module complémentaire, Talo E-Contrôle, consacré au suivi des stocks, entre dans une phase d’appropriation progressive ; il permettra un suivi rapproché des stocks, une meilleure lecture des statistiques régionales de vente et une anticipation des risques de pénurie et de tensions d’approvisionnement.

Cette digitalisation s’inscrit dans la même dynamique que le guichet numérique unique de l’État et le contrôle systémique de l’IGF : la RDC multiplie les outils numériques de contrôle économique, avec un objectif commun — réduire l’informalité et la fraude en améliorant la traçabilité des données économiques à la source.

Par A. E