À 650 km de Tshikapa, Dekese plaide pour sa route et son désenclavement

Dekese (Kasaï), 10 juin 2026

Vue d’un tronçon de la route Dekese en délabrement

L’administrateur du territoire de Dekese, dans la province du Kasaï à l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a sollicité auprès du gouvernement central la réhabilitation de la route Mweka-Dekese, axe vital pour le désenclavement de cette entité territoriale.

La réhabilitation de la route Mweka-Dekese constitue l’un des principaux défis à relever dans notre entité territoriale. Outre cette infrastructure routière, nous avons également besoin de la construction d’écoles modernes, de centres de santé et d’autres infrastructures de base. Jusqu’à ce jour, Dekese ne dispose même pas d’une maison de passage. Pour assurer leur subsistance, les habitants vivent essentiellement de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage », a déclaré Patrick Basa, administrateur du territoire.

L’administrateur a également pointé les limites institutionnelles auxquelles son entité est confrontée :

En tant qu’autorité politico-administrative, nous attendons un accompagnement accru des pouvoirs publics. Le territoire étant une entité déconcentrée, il ne dispose pas d’une autonomie de gestion suffisante. Les recettes fiscales sont principalement affectées à la commune rurale, ce qui limite considérablement le fonctionnement de notre administration. Par ailleurs, les routes se trouvent dans un état de délabrement très avancé », a-t-il relevé.

Le territoire de Dekese, subdivisé en deux chefferies — Ndengese-Ilombe-Isolu et Yaelima — est situé à environ 650 km de Tshikapa et demeure l’un des territoires les plus enclavés de la province du Kasaï. Cet appel illustre une réalité documentée à plusieurs reprises dans ce magazine : le déséquilibre entre les investissements concentrés sur les axes structurants et miniers, et les territoires ruraux qui restent à l’écart des grands programmes de désenclavement, malgré leur dépendance quasi totale à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage de subsistance.

Par S. M