Mobilité urbaine : le tramway de Kinshasa prend forme, une première ligne Gombe–Aéroport de N’djili attendue dès 2027

Communiqué du ministère des Infrastructures et Travaux publics (RDC), 22 mai 2026

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et mégalopole de plus de quinze millions d’habitants, suffoque quotidiennement sous ses embouteillages et ses inondations récurrentes. Face à ce double fléau, le gouvernement congolais avance une réponse structurelle : un réseau de tramways modernes, porté par un consortium belgo-chinois. Une séance de travail consacrée à l’accélération du projet s’est tenue vendredi au ministère des Infrastructures et Travaux publics (ITP), sous la présidence du ministre John Banza.

Le plan global est ambitieux : sept lignes intercommunales interconnectées, dessinant un réseau cohérent à travers la capitale congolaise. La première grande échéance est fixée à 2026 avec la signature officielle du contrat, avant la mise en service de la ligne pilote Gombe–Aéroport de N’djili dès 2027.

Un consortium belgo-chinois, une énergie entièrement autonome

Le pilotage du projet est confié à l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), structure technique de référence en RDC. Le montage financier repose sur un partenariat public-privé associant le gouvernement congolais, le consortium Prime Tramways Kinshasa et le géant industriel chinois Power China.

L’une des innovations majeures du projet réside dans son alimentation énergétique. Le réseau fonctionnera sur une énergie propre totalement indépendante des réseaux électriques nationaux de la Société nationale d’électricité (SNEL) — une décision stratégique qui garantit la continuité du service sans peser sur la desserte domestique des Kinois, déjà déficitaire.

Dans une ville où les taxis-bus, les « Ketchs » et les motos-taxis constituent l’ossature d’un transport informel coûteux et polluant, le tramway représente une rupture de modèle : un transport de masse structuré, écologique et accessible, capable de reconfigurer durablement la mobilité dans l’une des plus grandes métropoles d’Afrique subsaharienne.

La rédaction / Chiffres & Conjoncture