Économie rurale en RDC : 9 millions de dollars validés pour le PROADER en 2026, une phase 2 déjà en négociation avec la BAD

Kinshasa, 26 mai 2026

Environ 9 millions de dollars américains ont été adoptés comme budget annuel du Projet d’appui au développement intégré de l’économie rurale (PROADER) pour l’exercice 2026, à l’issue d’un atelier de validation du plan de travail tenu mardi à Kinshasa. Le PROADER, initié par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à travers le ministère du Développement rural, bénéficie du soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD).

Les membres du Comité de pilotage ont validé le plan de travail et le budget annuel 2026 du projet, moyennant quelques amendements, à hauteur de pratiquement 9 millions de dollars. 

C’est Michel Disonama, chef de projet du PROADER, qui a annoncé ce chiffre à l’issue des travaux. Ce budget est destiné à achever et consolider les acquis de la première phase du projet, qui s’achève en décembre 2026.

Équipements, coopératives et centres multifonctionnels : les trois priorités 2026

Les activités prévues s’articulent autour de trois axes : la finalisation des achats d’équipements pour les centres multifonctionnels genre ; le renforcement des organes de gestion de ces centres ; et le travail avec les services nationaux des coopératives agricoles pour structurer durablement les paysans autour d’opérateurs privés, afin que les populations conservent leur capacité de négociation commerciale une fois le soutien du projet réduit.

Sept provinces ont bénéficié d’actions concrètes en 2025 : dans l’espace Bandundu, le Grand Kasaï et la province du Kongo central, le PROADER a soutenu la construction d’infrastructures rurales, la réhabilitation de routes de desserte agricole et la promotion des filières locales. Des actions qui visent à désenclaver les zones rurales et à stimuler les économies locales.

Un retard de calendrier dû à une migration informatique

Le secrétaire général au Développement rural et président du Comité de pilotage, Mongopasi Sanja, a expliqué que contrairement aux années précédentes, le plan de travail 2026 a été présenté avec retard. La raison : les comptes spéciaux du PROADER ne pouvaient être approvisionnés qu’après basculement du système comptable vers le logiciel SYSBENOL, imposé par la BAD à l’ensemble des projets et programmes de son portefeuille.

La première phase du projet s’achevant fin 2026, des discussions sont déjà en cours entre le gouvernement congolais et la Banque africaine de développement pour un financement additionnel qui permettrait d’ouvrir une deuxième phase et de pérenniser les acquis dans les provinces d’intervention.

Le PROADER (Projet d’appui au développement intégré de l’économie rurale) est financé par la Banque africaine de développement (BAD) et mis en œuvre par le ministère congolais du Développement rural. Il s’inscrit dans la stratégie de la BAD pour l’agriculture et le développement rural en Afrique, qui vise à améliorer la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté rurale. En RDC, plus de 70 % de la population vit en milieu rural et dépend de l’agriculture vivrière pour sa subsistance. Le manque d’infrastructures rurales (routes, stockage, irrigation) est identifié comme le principal obstacle à la commercialisation des productions agricoles et à la réduction de la pauvreté dans les campagnes congolaises.

Par A. E.