Lubumbashi, 3 juin 2026

Une commission parlementaire mixte de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, composée de six élus, a entamé mercredi une mission de vérification dans deux entreprises minières de la province, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) : la GECAMINES/Kipushi et la KICO. L’objectif : s’assurer que les obligations financières des opérateurs envers l’État et les communautés locales sont effectivement honorées.
« Cette mission parlementaire vise entre autres à faire la vérification du paiement effectif de la redevance minière, de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires et du cahier des charges, le contrôle de la sincérité, de la transparence et de l’exactitude des déclarations financières des entreprises minières, ainsi que la vérification de la conformité des déclarations aux dispositions légales et réglementaires », a déclaré le député Jean-Paul Tshanda Mwenge, président de la commission.
La mission porte également sur l’identification des écarts entre les montants déclarés, les montants exigibles et les paiements effectivement réalisés. Au-delà du volet financier, les élus entendent évaluer les conditions de travail dans les zones d’exploitation : situation sécuritaire, dispositifs de protection des travailleurs et respect des droits de l’homme. Des volets complémentaires sur l’éducation, le genre, la santé et l’environnement sont également au programme.
La redevance minière est un prélèvement obligatoire calculé sur la valeur des minerais extraits, reversé à l’État central, aux provinces et aux entités locales selon des clés de répartition définies par le Code minier. La dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires est, quant à elle, destinée au financement de projets de développement au bénéfice des communautés riveraines des exploitations. Ces deux mécanismes sont au cœur des débats sur le partage des retombées économiques de l’industrie minière congolaise, dont les provinces productrices estiment régulièrement ne pas percevoir leur juste part.
Par N. BAF