Kinshasa, 15 juin 2026

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITP) de la République démocratique du Congo (RDC), John Banza, a ouvert lundi à Kinshasa les travaux d’évaluation des contrats de concessions routières pour l’exercice 2025. Selon le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), maître d’ouvrage délégué du ministère dans les projets de routes concédées, l’année écoulée a été meilleure que 2024.
Deux progrès, plusieurs contraintes
Les résultats préliminaires font état de deux progrès significatifs : l’augmentation du nombre de concessions routières et le démarrage effectif de nouveaux travaux, ainsi que l’accélération des chantiers sur plusieurs projets — notamment Kalemie, Manono et Luambo Bitwaba — accompagnée d’une amélioration des performances financières et d’un renforcement de la gouvernance.
Plusieurs contraintes majeures continuent toutefois de retarder l’avancement de certains projets, imputables tantôt aux concessionnaires, tantôt à la partie gouvernementale.
Les quatre attentes du ministre Banza
Dans son mot d’orientation, le ministre Banza a décliné quatre attentes pour ces travaux d’évaluation. Le cadrage est précis :
Premièrement, une évaluation rigoureuse et sans complaisance : les comités d’évaluation doivent travailler avec professionnalisme sur la base des faits, des documents contractuels et des données vérifiables. Deuxièmement, le respect des engagements contractuels : chaque concessionnaire doit comprendre que les contrats signés avec l’État congolais sont des engagements fermes. Troisièmement, la priorité à la qualité des infrastructures — notre objectif n’est pas seulement de construire des routes, mais de construire des routes durables, sécurisées et conformes aux normes techniques internationales. Quatrièmement, l’accélération de l’exécution des projets : le peuple congolais attend des résultats visibles. »
Sur les dix prochains jours, les experts passeront en revue la situation de chaque concession. Les travaux réalisés seront comparés aux recettes mobilisées, afin de déterminer le montant de la dette due par l’État aux concessionnaires. Cette évaluation s’inscrit dans la même dynamique que l’élaboration des nouvelles normes de construction : la RDC cherche à transformer une relation contractuelle longtemps opaque avec ses concessionnaires en un mécanisme suivi, chiffré et vérifiable.
Par S. M