Kinshasa, 1er juin 2026

En 2025, seulement 21 % de la population de la République démocratique du Congo (RDC) avait accès à l’électricité — un taux particulièrement faible pour un pays qui abrite le deuxième potentiel hydroélectrique mondial. C’est le constat dressé par le rapport annuel de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain (ANSER), qui fixe un objectif ambitieux : porter ce taux à 50 % dans les milieux ruraux et périurbains d’ici 2030, en route vers l’accès universel à l’énergie à l’horizon 2045.
L’objectif global est d’accroître le taux d’accès à l’électricité à 50 % dans les milieux ruraux et périurbains, qui demeure très faible en RDC, afin d’atteindre l’accès universel à l’énergie dans ces zones d’ici à 2045 », indique le rapport.
Une feuille de route 2026-2030 en quatre priorités
Le rapport annuel détaille la feuille de route 2026-2030, articulée autour de quatre axes : le renforcement du cadre politique et réglementaire, pour créer un environnement propice aux investissements dans le secteur ; l’accélération du déploiement des infrastructures, en privilégiant les mini-réseaux et les systèmes solaires décentralisés adaptés aux réalités locales ; la consolidation des acquis du premier quinquennat d’ANSER ; et l’alignement sur le Compact énergétique national et les objectifs de développement durable.
« Au terme de son premier quinquennat, l’ANSER s’engage dans une nouvelle phase de consolidation et d’accélération. Cette étape vise à renforcer l’impact des initiatives déjà engagées et à contribuer de manière significative à l’augmentation du taux d’accès à l’électricité, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines », précise le document.
Le gouvernement a inscrit l’électrification rurale au troisième rang de ses priorités nationales dans son programme quinquennal 2023-2028, derrière l’éducation et la santé. Les zones rurales et périurbaines couvrent près de 80 % du territoire congolais, ce qui confère à cet enjeu une dimension économique et sociale déterminante. Sans énergie fiable, les activités productives agricoles et artisanales restent condamnées à la marginalité, les services de santé et d’éducation fonctionnent en mode dégradé, et le potentiel des technologies numériques reste inaccessible à la majorité des Congolais.
Par S. M.