Commerce transfrontalier RDC-Zambie : Kasumbalesa au cœur d’une réforme pour un échange plus juste et plus inclusif

C’est autour d’une table de travail installée à Kinshasa que le ministère du Commerce extérieur et le Projet First — une initiative internationale financée à hauteur de 9,7 millions de dollars canadiens — ont engagé, ce mardi, des discussions sur la mise en œuvre effective du Régime commercial simplifié (RECOS) entre la République démocratique du Congo et la Zambie.

Le Projet First, piloté par la société canadienne Cowater International pour une durée de cinq ans (2024-2029), vise à faciliter un commerce inclusif, résilient et durable. Sa cible : renforcer la participation des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap dans le petit commerce transfrontalier, en RDC, en Zambie et au Mozambique.

La cheffe d’équipe du Projet First, Nadira Bayat, a précisé au gouvernement congolais que les interventions du programme se concentreront en priorité sur le poste frontalier de Kasumbalesa, afin de permettre aux petits commerçants transfrontaliers et aux PME de tirer pleinement profit des opportunités offertes par le marché national et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Parmi les axes prioritaires figurent l’élimination des barrières non tarifaires et la lutte contre les pratiques discriminatoires.

Le programme s’appuie sur plusieurs leviers stratégiques : le renforcement des capacités en partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) ; l’inclusion économique des femmes dans le commerce transfrontalier ; et l’intégration régionale, avec un alignement sur les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Du côté congolais, le directeur de cabinet du Commerce extérieur, Benézeth Musafiri, a souligné que le Projet First constitue un appui stratégique direct aux initiatives gouvernementales sur le RECOS, lequel accorde plusieurs facilités aux petits commerçants transfrontaliers et aux populations vivant le long des frontières.

En clôture des discussions, une commission technique mixte d’experts a été mise en place pour préparer, dans un bref délai, la signature d’un mémorandum d’entente et l’élaboration d’une feuille de route commune.

La rédaction / Chiffres & Conjoncture