Finances publiques en RDC : un premier quadrimestre 2026 sous le signe de la performance

Source : Banque Centrale du Congo

La République démocratique du Congo affiche des résultats budgétaires encourageants pour le début de l’année 2026. Selon la note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo, les recettes publiques mobilisées par les régies financières au cours des quatre premiers mois de l’année ont atteint 10 430,2 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 4,8 milliards USD, dépassant les prévisions initiales fixées à 10 192,9 milliards de CDF.

Un premier quadrimestre au-dessus des attentes

La note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo est sans ambiguïté :

Au premier quadrimestre 2026, les recettes de l’État ont été mobilisées au-delà des prévisions fixées dans le Plan de trésorerie de l’État. Sur un montant prévisionnel de 10 192,9 milliards de CDF pour les quatre premiers mois de l’année sous revue, les régies financières ont mobilisé 10 430,2 milliards, dégageant ainsi un taux de réalisation de 102,3 %. »

À ce résultat s’ajoute une avancée notable sur le plan de la mobilisation des capitaux extérieurs. Le gouvernement congolais a effectué une entrée remarquée sur les marchés internationaux avec l’émission inaugurale d’un Eurobond de 1,25 milliard USD, destiné au financement de projets de développement. La Banque Centrale précise à ce sujet :

En sus de ces ressources, le Gouvernement a marqué son entrée sur les marchés internationaux de capitaux avec l’émission inaugurale d’un Eurobond de 1 250 millions USD, destinée au financement des projets. »

Sur les trois premiers mois de l’année, la situation financière de l’État s’est soldée par un déficit de 1 578,6 milliards de CDF, nettement inférieur au déficit programmé de 3 288,3 milliards — ce qui constitue un signal positif quant à la maîtrise des finances publiques.

Avril 2026 : des performances remarquables pour toutes les régies

Le mois d’avril se distingue particulièrement. La Banque Centrale note : « En rythme mensuel, au mois d’avril 2026, les services mobilisateurs ont recouvré 4 867,7 milliards de CDF, enregistrant ainsi un taux de mobilisation de 109,1 % par rapport aux assignations de 4 462,7 milliards fixées dans le Plan de trésorerie de l’État. »

Le détail par régie révèle des performances solides sur l’ensemble du dispositif :

Direction Générale des Impôts (DGI) : 3 602,7 milliards de CDF collectés pour des prévisions de 3 464,7 milliards, soit un taux de réalisation de 104 %.

Direction Générale des Douanes et Assises (DGDA) : 671,3 milliards de CDF pour des prévisions de 521,5 milliards, soit 128,7 %.

Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD) : 593,8 milliards de CDF pour des prévisions de 431,8 milliards, soit 137,5 %.

Seules les recettes provenant des pétroliers producteurs, chiffrées à 31,1 milliards de CDF, font exception à cette tendance haussière. Toutes les autres régies financières ont enregistré des plus-values.

Les dépenses publiques en avril

Du côté des dépenses, l’État a engagé 4 674,5 milliards de CDF au cours du mois d’avril, dominées principalement par la paie des agents et fonctionnaires — salaires du mois en cours et compléments de mois antérieurs — pour un total de 2 175,0 milliards de CDF.

Au 7 mai 2026, les recettes des régies financières avaient atteint 262,3 milliards de CDF, représentant 13,1 % des assignations du plan de trésorerie. Parallèlement, les dépenses se chiffraient à 822,6 milliards de CDF, couvrant essentiellement le fonctionnement des institutions, les salaires d’avril et le démarrage de la paie de mai.

Perspectives pour mai 2026

Pour le mois de mai, les recettes de l’État sont projetées à 1 997,0 milliards de CDF, portées notamment par l’échéance fiscale du premier acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits. Les dépenses prévues s’élèvent à 2 474,7 milliards de CDF, dont 980,0 milliards dédiés à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État.

La rédaction / Chiffres & Conjoncture