
L’Union européenne s’est dite prête à accompagner le développement des territoires situés le long du Corridor de Lobito en République démocratique du Congo, tout en signalant attendre « avec beaucoup d’attention » la contractualisation des engagements financiers des différents partenaires autour de ce projet structurant, dont la valeur dépasse le milliard de dollars.
Cette position a été exprimée à l’issue d’une réunion de travail que le vice-Premier ministre en charge des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a accordée mardi à quatorze ambassadeurs de pays membres de l’Union européenne.
Ce projet avance. Nous attendons avec beaucoup d’attention la contractualisation en matière d’engagement financier pour pouvoir progresser. L’Europe reste disposée à accompagner la RDC, si elle a toujours ce désir. »



Un projet aux dimensions multiples
Le Corridor de Lobito est un projet ferroviaire d’envergure régionale, impliquant plusieurs niveaux d’intervention et couvrant de nombreux territoires congolais. L’Union européenne ne se limite pas à soutenir l’infrastructure ferroviaire elle-même : elle propose d’accompagner également les projets connexes et le développement intégré des territoires traversés. Le chargé d’affaires a.i. de la délégation de l’UE, Fabrice Basile, a précisé :
C’est un projet qui couvre une dimension digitale, une dimension agricole, puisqu’il traverse de nombreux territoires. L’Europe peut donc être présente pour accompagner le développement de ces territoires. »
Le Corridor de Lobito, qui ambitionne de relier l’Atlantique aux mines du centre du continent en traversant l’Angola, la Zambie et la RDC, est considéré comme l’un des projets d’infrastructure les plus stratégiques du continent africain. La balle est désormais dans le camp des gouvernements concernés et de leurs partenaires financiers pour franchir l’étape décisive de la contractualisation.
La rédaction / Chiffres & Conjoncture