Mines et communautés : le ministre Watum rend compte à l’Assemblée nationale de la redistribution des richesses du sous-sol

Kinshasa, 5 juin 2026

Louis Watum, ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC)

Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), Louis Watum, a présenté jeudi devant la Commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée nationale l’état de mise en œuvre de trois mécanismes clés de redistribution des richesses minières : la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières, les cahiers des charges de responsabilité sociétale des entreprises, et la redevance minière.

Ces trois mécanismes majeurs sont destinés à garantir que les richesses tirées du sous-sol contribuent directement à l’amélioration des conditions de vie des populations », a déclaré Louis Watum, précisant que les ressources mobilisées ont financé des projets communautaires dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, les infrastructures de base, l’agriculture, l’énergie et la formation professionnelle.

Le ministre a également évoqué les avancées enregistrées dans les réformes du secteur minier, tout en reconnaissant des défis persistants sur le terrain en matière de transparence, de redevabilité et d’efficacité dans la gestion des ressources minières. Les échanges ont porté sur les perspectives de l’« après-mine », avec pour objectif de transformer durablement les ressources naturelles en levier de développement économique et social durable. Le ministre Watum doit revenir devant la Commission dans un délai de quarante-huit heures pour apporter des éclaircissements complémentaires.

La dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires est une obligation légale imposée aux entreprises minières opérant en RDC par le Code minier. Elle est distincte de la redevance minière — qui est un prélèvement fiscal versé à l’État — et vise spécifiquement à financer des projets de développement au bénéfice direct des communautés vivant dans les zones d’exploitation. En pratique, la gestion de ces fonds a souvent été opaque, comme le montrent les suspensions récentes d’organismes Dots dans cinq provinces. La présentation devant l’Assemblée nationale marque une volonté de rendre compte publiquement de l’utilisation de ces ressources.

Par G. M