« Pas nos biens, mais ceux de nos petits-enfants » : le nouveau comité du FOMIN prend ses fonctions

Kinshasa, 12 juin 2026

le nouveau comté de gestion de FOMIN

Le nouveau comité de gestion du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) de la République démocratique du Congo (RDC), nommé par ordonnance présidentielle lue le 3 juin dernier à la Radiotélévision nationale congolaise, a réaffirmé son engagement à préserver le patrimoine de l’institution et à poursuivre les efforts visant à assurer sa croissance et sa pérennité.

Le président du conseil d’administration du FOMIN, Kalaa Mpinga, a posé le cadre de sa mission en des termes sans détour :

C’est une lourde responsabilité, parce que nous devons nous occuper et préserver non pas nos biens, mais ceux de nos enfants et de nos petits-enfants. Nous allons devoir, ensemble, avec ceux que nous avons trouvés, poursuivre les efforts et faire grandir le Fonds, et nous assurer que ce patrimoine soit préservé. »

Kalaa Mpinga a rappelé que le Fonds minier trouve son origine dans la redevance minière, en se concentrant, selon ses mots, sur ce qui est extrait aujourd’hui pour le réinvestir dans les mines ainsi que dans la diversification de l’économie congolaise. Il a par ailleurs remercié le président de la République, Félix Tshisekedi, pour la confiance placée en la nouvelle équipe.

Le directeur général adjoint du FOMIN, Eugène Bunga, a complété cette feuille de route en insistant sur l’horizon de long terme de l’institution :

Le FOMIN, comme son nom l’indique, est le Fonds pour les générations futures. C’est donc une énorme responsabilité, car l’avenir de notre nation est entre nos mains. C’est une lourde tâche et nous veillerons, avec loyauté et expertise, à faire en sorte que, dans 5 ou 10 ans, cette institution soit inscrite dans une dynamique positive et pérenne. »

Le FOMIN a été institué pour préserver une partie des revenus issus de l’exploitation minière au bénéfice des générations futures, tout en soutenant la diversification de l’économie congolaise. Sa gestion a fait l’objet, ces dernières semaines, d’appels répétés à un audit indépendant par des organisations de la société civile, qui pointent un manque chronique de transparence depuis sa création il y a huit ans. La nomination de ce nouveau comité constitue, à ce titre, une occasion concrète de répondre à ces attentes — et de démontrer, par des actes, que les engagements affichés se traduiront en gouvernance effective.

Par G. M